<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>|oliveretcompagnie|</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/" /> <subtitle>Management, communication &amp;amp; veille prospective aux Etats-Unis</subtitle> <updated>2008-07-23T18:40:50+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De l'industrie en général et de l'industrie du nickel en particulier (rengagez-vous...)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/05/30/de-l-industrue-en-general-et-de-l-industrie-du-nickel-en-par.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-05-30:1562295</id> <updated>2008-05-31T17:49:49+02:00</updated> <published>2008-05-31T17:49:49+02:00</published>   <category term="Business" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="industrie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="recrutement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="globalisation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="public affairs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Au terme d'une longue procédure de recrutement qui a commencé en octobre...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Au terme d'une longue procédure de recrutement qui a commencé en octobre dernier et qui s'est achevée il y a deux mois, j'ai décidé de mettre un terme à mes activités de conseil aux Etats-Unis et de reprendre du service dans l'industrie comme directeur de la communication et des affaires institutionnelles d'une organisation internationale, dont le siège est à Toronto, et qui est en charge de la promotion du nickel au plan mondial dans une perspective de développement durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ancien dirigeant, venu lui aussi à l'industrie par le service public, m'avait prévenu, et un DRH de ministère avant lui alors que je prenais congé un peu précipitamment : lorsqu'on quitte la fonction publique pour l'industrie, on n'y revient pas. Un autre, plus récemment, m'interpela avec humour : - &quot;Comment, vous en êtes sorti et vous voudriez y revenir ? &quot;. La réponse, au fond, est assez simple : j'aime cette industrie - j'ai dit ailleurs (et je rappelais encore hier au déjeuner à un camarade de jeu de chez McKinsey) ce que je dois à Eramet, que je retrouve du coup par la même occasion -, les gens, généralement bien, qu'on y rencontre et les défis, le plus souvent compliqués, qu'il faut y relever. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois éléments particuliers sont venus, en l'espèce, ajouter à ces considérations générales. En premier lieu, la portée globale de la fonction : d'un point de vue technique, que le poste soit localisé à Toronto, Londres ou Shanghaï n'a guère d'importance. Il est définitivement, non pas seulement international, mais bien résolument global, obligeant en permanence au meilleur ajustement possible entre les orientations et leur mise en oeuvre et à une créativité stratégique à multiples facettes. S'il y avait un doute à ce sujet, le rythme et le mouvement de l'entrée en matière entre l'Amérique du Nord, Londres, Bruxelles et Paris et, bientôt, l'Asie a eu tôt fait de le dissiper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Second élément : une dimension affaires publiques, institutionnelles ou gouvernementales, comme on voudra (les formulations varient selon les aires culturelles et les organisations), à l'évidence, non pas exclusive comme on pourrait le penser spontanément, mais à tout le moins prédominante. Partout, un dialogue nourri et responsable, conforme à la vocation de l'Institut, s'impose avec toutes les parties prenantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Troisième élément enfin : une portée développement durable intimement mêlée à la partie communication et l'exigence, là-dessus, d'avoir à penser, et à communiquer, au-delà des évidences de l'époque. Prenons la question du CO2 : il faut beaucoup d'énergie pour produire une tonne de nickel. Mais la durée de vie des matériaux en acier inoxydable (qui représente deux tiers des débouchés du nickel) est quasi infinie, non seulement en raison de la robustesse du matériau en lui-même, mais aussi de sa très grande recyclabilité - si bien que, rapportée à son cycle de vie, la contribution du nickel à l'émission globale de carbone devient négligeable (elle l'est d'ailleurs aussi en chiffre absolu comparée à d'autres secteurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers une problématique qui mêle des dimensions globales, publiques et environnementales, je découvre ainsi depuis ou trois semaines une équipe internationale de haut niveau, composée d'experts reconnus dans leur domaine, flexible, réactive, mobilisée sur des enjeux complexes et qui, à l'intelligence des situations, associe un sens de l'humour que le caractère multiculturel de l'Institut peut rendre, tantôt désopilante et tantôt périlleuse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un seul regret que, dans le champ de la communication, on aurait tort de considérer comme anecdotique : l'expression &quot;c'est nickel !&quot;, qui traduit si bien en français l'expression d'une perfection, ne trouve pas d'équivalent dans les autres langues. Mais, d'un point de vue anthropologique, la communication ne commence-t-elle pas toujours avec l'écart que crée la différence ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Un leader, où ça ? (&quot;Celui qui nous guidera le long de la route que nous avons oublié de suivre depuis si longtemps&quot;)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/04/15/un-leader-ou-ca-celui-qui-nous-guidera-le-long-de-la-route-q.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-04-15:1529713</id> <updated>2008-05-30T04:47:19+02:00</updated> <published>2008-04-15T23:45:00+02:00</published>   <category term="leadership" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Carlos Ghosn" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Nicolas Sarkozy" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="dirigeants" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Obama" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Ce n'est pas ici, on le sait, que l'on trouvera une opposition tranchée...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Ce n'est pas ici, on le sait, que l'on trouvera une opposition tranchée entre le monde de l'entreprise et celui de la politique. Certes, ce que l'on gagne ici avec peine, on le dépense souvent là sans compter. Mais après ? Qui croit encore que l'on peut, non certes intéresser, mais mobiliser avec des agrégats financiers ou diriger à base de création de valeur ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas non plus ici que l'on fera l'économie d'une pensée du leadership, comme si les organisations ou les processus pouvaient suffire. L'époque récente, de ce point de vue, n'a guère été faste chez nous, mais elle nous a tout de même donné quelques exemples fracassants. Il y a eu Carlos Ghosn, en train de préparer sa confirmation alors que l'appel de la foi l'a cédé au sens, plus ardu, de l'observation. Et puis il y a, bien sûr, l'émergence du sarkozysme, ses débuts tonitruants et sa mutation difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et si l'Amérique nous donnait de nouveau à penser là-dessus, sur ce qu'un lecteur de la presse américaine résumait de cette formule fleurie : &quot;celui qui nous guidera sur la route que nous avons oublié de suivre depuis si longtemps&quot; ? Et qui croit sérieusement que l'entreprise, elle aussi, après les excès financiers et l'impéritie environnementale du dernier quart de siècle, pourrait en faire l'économie ? Rendez-vous sur &lt;a href=&quot;http://oliverbe.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;New word, new deal&lt;/a&gt; (rubrique &quot;de la démocratie vue d'Amérique&quot;) ou sur &lt;a href=&quot;http://www.nonfiction.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nonfiction&lt;/a&gt; (rubrique &quot;actualité des idées&quot;) pour y réfléchir ensemble. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>L'humour paie (petites plaisanteries entre voisins de bureau)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/03/25/l-humour-paie-business-prosperite-et-relaxation.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-03-25:1515100</id> <updated>2008-03-26T22:04:34+01:00</updated> <published>2008-03-26T22:04:34+01:00</published>   <category term="Management" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="humour" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="management" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="succès" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="leadership" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Google" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="recrutement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="embauche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Bout-en-train confirmé avec plusieurs années d'expériences et quelques...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Bout-en-train confirmé avec plusieurs années d'expériences et quelques canulars réputés à votre actif, vous peinez pourtant à trouver votre place dans l'entreprise ? Ne désespérez donc pas. Tandis que, pour beaucoup, le travail reste l'antithèse du plaisir et de la bonne humeur, une étude récente de Adrian Gostick et Scott Christopher, &lt;em&gt;Why It Pays to Lighten Up&lt;/em&gt;, établit au contraire un lien entre performance et bonne humeur. Rire prédispose à l'écoute affirment les auteurs. Mieux : une étude réalisée auprès de 737 directeurs généraux de grandes compagnies américaines montre que 98% d'entre eux recruteraient plus volontiers une personne ayant le sens de l'humour plutôt qu'une autre qui en serait dépourvue. L'étude montre, de surcroît, que prendre plaisir à son travail dans une atmosphère détendue est un facteur qui renforce la loyauté des salariés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'appuyant sur un sondage Ipsos, les auteurs montrent même que les collaborateurs d'un manager dont le sens de l'humour est jugé au-dessus de la moyenne ont 90% de chance de rester dans leur emploi plus d'un an (on est aux Etats-Unis...), tandis que ce taux passe à 77% avec un manager dont le sens de l'humour est jugé égal ou inférieur à la moyenne. Plus encore : une étude complémentaire de la Harvard Business Review montre que les dirigeants ayant le sens de l'humour gravissent plus vite les échelons que leurs pairs ; ils gagneraient aussi davantage. Quant aux autres avantages, ils sont connus : le rire est bon pour la santé, il  améliore en particulier la circulation sanguine, de 22% quantifie une étude de l'Université du Maryland.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais que faire alors quand on n'est guère plus drôle que la moyenne ? Pas de panique, rétorquent les auteurs. En fait, il s'agit moins d'être drôle à proprement parler que de savoir faire preuve, de temps à autre, d'un peu de manque de sérieux, d'une certaine légèreté. Une aptitude que les grands leaders maîtriseraient mieux que les autres. Nombre de compagnies américaines se sont d'ailleurs efforcées, ces dernières années, d'améliorer l'ambiance sur le lieu de travail. Tournois de football chez Bain &amp; Company, déplacements en scooter sur le campus de Lego American, parties de hockey, tournois de scrabble ou séances de piano chez Google : les sociétés rivalisent d'imagination pour permettre à tous de se relaxer. Dans les cas les plus avancés, l'agence publicitaire Iris par exemple, une équipe, &quot;the Smile Squad&quot;, est même en charge de l'ambiance et du bien-être pour les quelques 475 employés de l'agence. &quot;La clé d'une entreprise prospère, souligne le fondateur, Stewart Shanley, c'est d'attirer les talents. Or, ce que l'on oublie un peu vite, c'est qu'il faut ensuite gérer et retenir ces talents&quot;. Et faire en sorte que les gens soient heureux, ce qui les rend à la fois plus loyaux et plus performants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant ce temps-là, beaucoup de patrons français continuent de réduire les espaces de bureau et à bloquer la création des espaces de détente. Mauvais pour la productivité. Que cela fonctionne encore dans quelques usines et pour les générations les plus âgées, c'est possible. Et encore. Pour les plus jeunes en revanche, l'affaire est entendue : comme l'a très bien établi le sociologue, professeur à HEC, Patrick Lemattre, pour les 20/30 ans (la &quot;génération fun&quot;), un manager triste, c'est pire que tout : pire, en tout état de cause, qu'un travail à l'intérêt mitigé ou qu'un salaire jugé insatisfaisant. Et cela donne bien plus envie de prendre les jambes à son cou que de retrousser ses manches. Pas de quoi rire, en effet. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Media business (fin) Le &quot;tout à l'ego&quot; ou le sens commun ?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/03/17/media-business-fin-le-tout-a-l-ego-ou-le-sens-commun.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-03-17:1509768</id> <updated>2008-03-25T23:41:05+01:00</updated> <published>2008-03-25T23:41:05+01:00</published>   <category term="Communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="internet" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="médias" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Chine" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Palo Alto" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="politique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="démocratie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Fin du compte rendu de &quot;Mediabusiness, le nouvel eldorado&quot; de Danièle Granet...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Fin du compte rendu de &quot;Mediabusiness, le nouvel eldorado&quot; de Danièle Granet et Catherine Lamour sous la forme de faits et de chiffres clés.&lt;br /&gt;
________&lt;br /&gt;
En permettant à chacun de s'exprimer librement et de s'adresser à une audience sans frontières, les nouvelles technologies accélèrent la remise en cause d'une organisation pyramidale de la société. Sans être ignoré, cet aspect de la &quot;révolution internet&quot; est peu abordé parce qu'extrêmement polémique. Sans aller jusqu'à dire que le schéma du &quot;top down&quot; est condamné, il est clair qu'il est fortement remis en cause. En Chine même où le nombre des internautes dépassait les 300 milions en 2006, une nouvelle révolution culturelle, très différente de la précédente, se prépare en sourdine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains analystes évoquent, cela dit, à travers ces évolutions des modes de communication, le danger d'un populisme rampant qui mettrait en péril les principes d'organisation de la démocratie représentative. Ils y voient une forme de contestation des élites traditionnelles dont le rôle d'encadrement ne serait plus reconnu, tandis que d'autres au contraire y voient un renouvellement des modes d'exercice de la citoyenneté à travers une démocratie plus &quot;participative&quot;. &quot;Le cyber-militant oblige les démocraties à bouger&quot;, affirme le consultant en stratégie politique américain, Steven Clift, qui considère qu'internet va profondément changer les pratiques d'exercice du pouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce point de vue, les multiples &quot;blogs&quot; créés par les partis ou les hommes politiques et qui ne changent guère le schéma &quot;top down&quot; en ne s'inscrivant qu'à la marge dans une démarche d'interactivité manquent la demande citoyenne à l'oeuvre à travers l'essor d'Internet. Régis Debray s'interroge de son côté sur la finalité d'une société du &quot;tout à l'ego&quot;. Avec cette &quot;perte du nous, notre société est une société sans transcendance, sans lien entre les individus qui, par voie de conséquence, n'a plus de sens commun&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré de timides tentatives, de la part de la Chine ou de l'Iran par exemple, les clefs de la gouvernance mondiale de l'Internet via l'Incann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), où s'enchevêtrent quelques 250 000 réseaux restent encore aux mains des Américains, dont la défense a financé et mis au point le système dans les années 70 et dont la puissance fixe aujourd'hui les normes. L'actuel Internet protocol, IPv4, a une taille suffisante pour répondre aux besoins des pays qui s'ouvrent à Internet. Le suivant, IPv6 est prêt ; il permettra de nous connecter et de nous faire communiquer partout, tout le temps et désormais sans rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paul Saffo, qui dirige l'Institut pour le Futur à Palo Alto, évoque les chagements mais aussi les dangers de la révolution de l'information en cours : &quot;Avec l'évolution d'Internet, l'intimité, le respect de la vie privée seront de moins en moins un droit et de plus en plus un produit qu'il faudra acheter, et de plus en plus cher. Aujourd'hui aux Etats-Unis, il faut payer pour ne plus être dérangé le soir par des sociétés de marketing direct, demain vous aurez un portable gratuit mais vous devrez accepter une publicité avant de recevoir un appel ou accepter que vos coordonnées téléphoniques soient transmises à des tiers&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A côté du développement de la mise en ligne gratuite de nombreux savoirs, la bataille fait ainsi rage en matière d'information et de publicité. A côté des médias traditionnels qui rassemblent les citoyens de chaque pays, les médias personnels apportent le monde là où chacun se trouve, en faisant de chacun un citoyen universel. Un citoyen sans frontières, s'interrogent les auteures en conclusion de &quot;Médiabusiness&quot;, mais peut-être aussi un citoyen sans repères ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Media business (6) Transformer la force du courant en nouveaux projets</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/03/15/media-business-6.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-03-15:1507814</id> <updated>2008-03-18T23:11:23+01:00</updated> <published>2008-03-18T23:11:23+01:00</published>   <category term="Communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="médias" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="mondialisation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="démocratie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Chine" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Etats-Unis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Europe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Suite du compte rendu de &quot;Mediabusiness, le nouvel eldorado&quot; de Danièle...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Suite du compte rendu de &quot;Mediabusiness, le nouvel eldorado&quot; de Danièle Granet et Catherine Lamour sous la forme de faits et de chiffres clés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________&lt;br /&gt;
Aux Etats-Unis, les investissements publicitaires sur internet se sont élevés à 125 milliards de dollars sur un an, soit une croissance de 30% en un an. La Toile y représente 5% des investissements publicitaires effectués dans les médias. Le gigantisme à l'américaine s'impose aussi sur la Toile. Google, premier moteur de recherche au monde, avait une capitalisation boursière début 2006 supérieure à celle de Ford et General Motors réunis ; premier site de ventes aux enchères sur la Toile, e-Bay totalisait 3,5 millions de consultations en ligne par jour à partir de 32 pays ; leader mondial de la vente en ligne de produits culturels et électroniques, Amazon.com représentait 33 commandes par seconde à la Noël 2005, soit 2,8 millions d'objets vendus en une seule journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jonathan Miller, PDG d'AOL, estime qu'une nouvelle télévision va naître sur internet. Elle devrait générer 3 milliards de dollars de recettes publicitaires à l'horizon 2010, dont une large part ira aux entreprises américaines. Rupert Murdoch et son groupe News Corp sont désormais à la tête du premier groupe de télévision à péage européen, BskyB, qui affiche presque neuf millions d'abonnés et a transformé en dix ans le paysage médiatique britannique. Très concentrés, les médias espagnols sont aux mains de cinq groupes principaux : Godo, Vocento, Prisa, Recoletos et Telecinco. Springer est le premier groupe de presse allemand avec un chiffre d'affaires de 2,4 milliards d'euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Europe est aujourd'hui dépourvue de groupes de communication de taille mondiale, à l'exception de l'Allemand Bertelsmann. La désintégration du groupe Vivendi Universal en 2002 a siffllé la fin de partie et laissé le champ libre aux géants de l'internet : Google, Yahoo !, eBay, AOL, tous Américains, et dont les concurrents : Liberty Global, Viacom, Warner; Fox, News Corp, sont eux aussi américains. Ce sont eux qui vont définir le périmètre de jeu, dans les dix ans à venir, en exploitant toutes les possibilités offertes par la révolution numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le futur a commencé en 2004, mais il est à peine esquissé. Selon Bill Gates, nous surestimons presque toujours les changements qui interviendront dans les deux ans, tandis que nous sous-estimons ceux qui se produiront à l'échéance de dix ans. L'enjeu des télécoms en Afrique est lui aussi énorme : les compagnies se battent pour rafler les trois cents millions de clients africains qui devraient souscrire une offre de téléphonie portable d'ici à 2010 - des téléphones portables moins onéreux que les ordinateurs, trois fois plus nombreux, se développant deux fois plus vite et de plus en plus dotés d'un accès à internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Francis Lorentz, président de l'Idate et conseiller d'entreprises dans le domaine de l'économie numérique, &quot;l'innovation a pris une ampleur et un rythme tels que lutter contre le courant est voué à l'échec. Il est essentiel dans ce contexte de fournir à tous - citoyens, entreprises, employés - les moyens de transformer la force du courant en nouveaux projets. Il est prioritaire de préparer l'opinion et les acteurs économiques à évoluer constamment, tant au niveau des techniques utilisées que de l'organisation du travail. Il faut qu'ils tirent parti de ces bouleversements au lieu de les subir comme une violence incompréhensible et insupportable&quot;. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Media business (5) Yokohama Eighties</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/03/14/5-media-business-5.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-03-14:1507678</id> <updated>2008-03-16T22:20:50+01:00</updated> <published>2008-03-16T22:20:50+01:00</published>   <category term="Communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="medias" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="publicité" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="téléphone portable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> C'est en 2001 que le nombre de lignes de téléphone portable a dépassé celui...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> C'est en 2001 que le nombre de lignes de téléphone portable a dépassé celui des lignes de téléphone fixe. Fin 2005, 80% de la population française était équipée de cet outil magique, tantôt &quot;couteau suisse&quot;, tantôt &quot;laisse électronique&quot;. Le cabinet OC&amp;C Strategy Consultants évaluait le marché de la convergence des médias en 2006 à 570 milliards d'euros pour la seule Europe. Un client français rapportait en moyenne en 2005 environ 38 euros par mois, contre 25 en Allemagne ou en Angleterre. Il téléphone en moyenne 2h30 par mois avec son mobile, contre 45 minutes pour un Allemand. Durant l'été 2005, il a envoyé environ 24 textos par mois, ce qui représentait un échange de 3 milliards de SMS sur un seul trimestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Chine est aujourd'hui devenue le premier marché mondial de téléphonie mobile avec 355 millions d'abonnés, puis vient l'Inde avec 65 millions de clients mais où les estimations de ventes pour 2007 étaient de 140 millions compte tenu de son retard. En 2009, un mobile sur trois sera vendu en Asie. En Amérique latine, on atteint 100 millions d'appareils écoulés par an, dont un tiers pour le Brésil. En 2005, 810 millions de portables ont été achetés dans l'année, portant le nombre des utilisateurs dans le monde à 2 milliards, les 3 milliards d'abonnés devant être atteints en 2008, et non plus en 2010 comme prévu précédemment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un téléphone mobile sur trois est commercialisé part Nokia qui, jusqu'en 1991, fabriquait du papier, des bottes en caoutchouc et des bateaux pneumatiques. L'Américain Motorola équipe quant à lui un usager sur cinq, si bien qu'à eux deux ces opérateurs se partagent 50% du marché. Samsung, LG, Sony-Ericsson et Siemens restent toutefois des concurrents très actifs. En 2005, Deutsche Telecom perdait 100 000 abonnés à une ligne fice chaque mois (d'où la suppression de 32000 emplois programmée dans les deux années suivantes) ; 600 000 clients ont résilié la même année leur contrat avec France Telecom. 15% des Français, surtout des jeunes, ont définitivement abandonné le téléphone fixe pour le portable. On estime que 30% des foyers français de posséderont plus de ligne fixe en 2030. En Europe, le coût moyen des appels fixes d'une durée de trois minutes a baissé de 65% depuis 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel Skype qui permet de téléphoner gratuitement d'ordinateur à ordinateur est déjà utilisé par 100 millions d'abonnés à travers le monde et enregistre 150 000 nouveaux usagers chaque mois. Pour les grands opérateurs de téléphonie, l'enjeu est désormais de passer du marché de la voix à la fourniture de services en tous genres (musique, infos, videos, etc). Aux Etats-Unis, on assiste à une reconstitution des monopoles démantelés en 1984 dans le secteur du téléphone. L'ancien conglomérat AT&amp;T a ainsi obternu l'autorisation de racheter Bell South pour quelque 67 milliards de dollars. Cela lui permettra d'atteindre un chiffre d'affaires de 25 milliards de dollars, soit le double de son principal concurrent, Verizon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avenir, c'est l'offre &quot;quatre en un&quot; qui combinera en un seul et même abonnement le téléphone mobile, le téléphone fixe, l'accès à internet et la télévision numérique. C'est l'ambition de tous les groupes de médias de contrôler ces quatre accès au marché en pleine explosion de l'image et du divertissement. La mobilité est l'eldorado des quinze prochaines années. La télévision va sortir du salon, de la chambre à coucher où elle trônait, tel un dieu du foyer. On pourra la regarder dans la rue, dans le bus, partout et avec des récepteurs très variés. La &quot;mobilité&quot; est une révolution semblable à ce qu'a été le transistor pour la radio. Désormais, il n'y aura plus d'heures de pointe. L'heure du &quot;mobispectateur&quot; est venue. Déjà, au Japon, un grand groupe de télécommunications diffuse pendant la nuit chaque nouvel épisode de son feuilleton vedette, &quot;Yokohama Eighties&quot;, exclusivement destiné aux téléphones portables. Les fans le téléchargent pendant la nuit et le regardent pendant les heures de transport vers le bureau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la mi-2006, 50 millions de personnes dans le monde possédaient un appareil de troisième génération permettant de recevoir des images et de surfer sur internet. Comme le sport représente 35% de la consommation des contenus videos proposés à ses clients, Orange a mis le prix fort pour obtenir l'exclusivité des droits de retransmission du football français sur téléphone mobile pour les saisons 2006-2008 avec 24 millions d'euros pour la seule diffusion en quasi direct des matches de Ligue 1 ; des sommes, cela dit, dérisoires quand on les compare aux deux milliards d'euros investis par France Telecom dans le développement de la télévision mobile. Le Wi-Max, c'est-à-dire un réseau Wi-Fi plus étendu, est aussi promis à un grand avenir. Les grands de l'internet ne s'y sont pas trompés : Google, Skype et des sociétés de capital-risque sont entrés en 2006 dans le tour de table d'une jeune start-up espagnole, Fon.com, qui veut créer un accès internet sans fil planétaire par la mise en réseau et en commun de ressources Wi-Fi. Fon entend ainsi devenir le &quot;Easy Jet&quot; de la connexion informatique. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Media business (4) La télé italienne, le fonds américain et le pantalon serbe</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/03/14/media-business-4.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-03-14:1507612</id> <updated>2008-03-15T18:50:46+01:00</updated> <published>2008-03-15T18:50:46+01:00</published>   <category term="Communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="medias" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="publicité" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="stratégie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Etats-Unis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Dernière série du compte rendu, sous la forme d'une sélection de faits et...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Dernière série du compte rendu, sous la forme d'une sélection de faits et chiffres saillants ainsi que de commentaires d'experts, de &quot;Media business, le nouvel Eldorado&quot; de Danièle Granet et Catherine Lamour, paru chez Fayard. Bien que datant de 2006 dans un domaine qui évolue très rapidement, l'ouvrage reste une référence utile pour une approche panoramique et une analyse documentée de la révolution à l'oeuvre au sein des medias depuis une vingtaine d'années ; il ouvre d'ailleurs de nombreuses pistes pour les dix à vingt ans à venir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________&lt;br /&gt;
A la mi-2004, en cumulant la propriété de trois chaînes privées et le contrôle, en tant que chef du gouvernement, des chaînes publiques, Silvio Berlusconi contrôlait &lt;em&gt;de facto &lt;/em&gt;90% du paysage audiovisuel italien, dans un pays où 60% des gens s'informent uniquement par la télévision. En 2005, seuls 25% des Français souscrivaient des chaînes payantes via le câble ou le satellite. &quot;Modestie, détermination et passion doivent être notre règle d'or&quot;, Jean-Christophe Thiery, DG de Bolloré Médias Investissements avant le lancement de Direct 8. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Les Franciliens accèdent à une cinquantaine de radios, un tiers des Français en reçoivent moins de dix&quot;, Dominique Baudis. L'extinction du signal analogique est programmé dans toute l'Europe pour 2010/2012. Les 6 grandes chaînes historiques françaises captaient en 2006 93% de l'audience et 95% de la publicité. On compte 1253 radios locales et associatives. Deux opérateurs américains de radio par satellite, Sirius et XM, sont carrément sortis du marché publicitaire en faisant payer aux auditeurs leurs programmes de radios pour environ 15 euros par mois. Une radio sans publicité avec laquelle, fin 2005, ils enregistraient déjà 8 millions d'abonnés. Le seul transfert vers Sirius de l'animateur Howard Stern, dont l'émission rapportait à CBS 100 millions de dollars de publicité par an, a permis d'apporter à cette radio 2 millions d'abonnés et a multiplié par deux son cours de Bourse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Pascal Dallecoste, le fond d'investissement américain Carlyle est &quot;une véritable machine de guerre : ce n'est pas seulement le fonds d'investissement le plus puissant du monde avec treize milliards de dollars d'actifs en gestion, mais aussi un fonds idéologique qui investit dans tous les secteurs affectés par des changements de politique gouvernementale - industries de défense, aérospatiale, télécommunications et qui montre aussi une attention particulière pour les leaders d'opinion.&quot; La cible idéale, ce sont les sociétés à haute technologie du secteur des médias. De 2004 à 2005, les opérations de LBO ont doublé en Europe, passant de 77 à 147 milliards de dollars, soit environ 122 milliards d'euros de 2006. C'est avec l'aide de grands fonds que l'Américain Liberty Global a raflé en Europe les câblo-opérateurs hollandais, belges, français et en partie allemands, en profiant de l'absence de défense de ce secteur par le politique (seule l'Allemagne a mis son veto au rachat d'une partie de Deutsche Telekom).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assiste-t-on dans ce domaine à un phénomène de bulle financière ? Yves de Kerdrel raconte là-dessus l'anecdote suivante : &quot;Un Serbe vient d'acheter un wagon entier de pantalons sur la base de 20 cents l'unité. Quelques jours plus tard, il revend le wagon à un Libanais au tarif de 40 cents le pantalon. Lui-même le négocie peu de temps après à un Syrien sur la base de 75 cents le pantalon. Qui le cède à un Croate pour un montant unitaire de 1 dollar le pantalon. Lequel, enfin, le rétrocède à un marchand grec au prix de 1,50 dollars l'unité. Le marchand grec propose alors son lot à un Egyptien qui demande à examiner la marchandise avant de l'acquérir. On ouvre le wagon. Et les deux négociants découvrent alors que les pantalons n'ont qu'une jambe. L'Egyptien fulmine qu'on puisse lui proposer ainsi d'acheter des pantalons importables. Mais le Grec le rassure : Ce ne sont pas pantalons destinés à être portés, mais seulement à à être achetés et vendus&quot; . (A suivre) </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Pistes américaines pour une réforme de l'éducation (2) Les clés du succès</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/02/24/pistes-americaines-pour-une-reforme-de-l-education-2-les-cle.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-02-24:1493470</id> <updated>2008-02-26T23:38:29+01:00</updated> <published>2008-02-26T23:38:29+01:00</published>   <category term="Institut Montaigne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="politique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="réforme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="éducation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Etats-Unis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Une approche pragmatique 
 
Dans l’ensemble, la réforme a permis...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Une approche pragmatique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble, la réforme a permis d’enregistrer de meilleures performances scolaires. Certes, les résultats varient selon les Etats. Au Texas ou en Caroline, Etats qui ont mis en place des politiques de responsabilisation fortes, les progrès tant dans l’efficacité que dans l’égalité entre groupes ethniques ont été remarquables. En Floride en revanche, ils ont été beaucoup moins évidents, de même que dans le Missouri où l’amélioration des résultats enregistrés s’est accompagnée d’une… baisse des standards fixés par cet Etat pour les tests. Plus globalement, on constate que plus les politiques d’accountability sont fortes, plus le niveau des élèves progresse, et cela au sein de tous les groupes ethniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les acteurs de terrain sont certes souvent réticents ; et presque la moitié des directeurs d’établissements scolaires estiment que la loi est dirigée contre l’enseignement public. Les enseignants ne réagissent pas toujours positivement à la perte de l’autonomie assez large dont ils bénéficiaient précédemment ; mais ils critiquent moins le principe de leur responsabilisation (« Si la société veut que nous enseignions les fondamentaux et que nous rendions des comptes, nous devons le faire, c’est notre boulot » confie ainsi une enseignante d’une middle school) que le fait que l’évaluation soit basée, de façon automatique et exclusive, sur des test écrits. Par ailleurs, certains universitaires comme Steven D. Levitt (« Freakonomics ») ont mis à jour les pratiques de tricheries que suscitent ce type d’évaluation, de fait fortement contraignante pour les enseignants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De quelques ingrédients de base&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réforme difficile parce qu’elle s’est attaquée aux comportements et à leur évaluation, « No Child Left Behind » illustre quelques uns des ingrédients essentiels qui concourent au succès d’une réforme. La loi s’est d’abord appuyée sur une prise de conscience ancienne de la situation – qui plus est dramatisée à travers un rapport qui fit date vis-à-vis de l’opinion. Cette prise de conscience a été le point de départ de mesures d’évolution qui ont, petit à petit, acclimaté la mise en place de politiques de responsabilisation. Il faut rappeler qu’elle s’inscrit également dans un contexte de grande ouverture culturelle au changement ainsi que d’attention pratique à ce qui marche ; elle a pu bénéficier, dans le même registre, d’une culture de l’évaluation largement admise au sein de la société américaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est clair enfin – on le voit a contrario à travers le climat politique d’affrontement qui prévaut aujourd’hui au Congrès et bloque toute réforme d’envergure (immigration, aide à l’enfance, etc) – que le consensus politique qui traverse l’enchaînement politique : constat, communication, élaboration et vote, joue un rôle essentiel dans le succès d’une telle réforme. Et cela d’autant plus que, sous réserve que les politiques mises en place donnent plutôt satisfaction, l’évaluation en est abordée non pas dans une approche idéologique de remise en cause  mais à travers une logique pragmatique d’amélioration. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, et en dépit d’un large mouvement de différents groupes associatifs en faveur d’une refonte de la réforme, la reconduction de celle-ci a été recommandée, avec des suggestions d’amélioration, par une commission bipartisane ad hoc du Aspen Institute en février 2007. Il est sûr que, d’une part pour contrôler les mécontentements, et d’autre part pour assurer la poursuite de la réforme, l’approche bipartisane aura beaucoup fait tant en amont qu’en aval de la réforme pour assurer son succès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, dans le champ politique de la réforme, et au-delà des techniques médiatiques, la communication publique désigne l’ensemble des ressorts socio-culturels et politico-institutionnels sur lesquels peut s’appuyer la mise en œuvre d’une réforme, &quot;No Child Left Behind&quot; concentre alors en effet, de façon organique, quelques uns des éléments fondamentaux d’une communication de changement réussie. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Pistes américaines pour une réforme de l'éducation (1) Consensus et responsabilisation</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/02/24/no-child-left-behind.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-02-24:1493318</id> <updated>2008-02-25T23:47:34+01:00</updated> <published>2008-02-25T23:47:34+01:00</published>   <category term="Institut Montaigne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="éducation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="réforme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Institut Montaigne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="politique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Contrairement à une idée répandue en France, les Etats-Unis croient non...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Contrairement à une idée répandue en France, les Etats-Unis croient non seulement à l’éducation, mais aussi à l’égalité des chances ; on y dépense d’ailleurs pour cela plus qu’en France en pourcentage du PIB et le système d’éducation secondaire s’y est démocratisé, dès les années 50, bien plus tôt que chez nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du fait de son importance au sein de la société américaine mais aussi des constats alarmants qui ont été dressés au début des années 80, le système éducatif américain a connu d’importantes évolutions au cours des vingt dernières années. La réforme « No Child Left Behind » (aucun enfant laissé pour compte) s’inscrit dans ce mouvement ; sa mise en œuvre fait ressortir quelques aspects culturels et politiques majeurs d’une réforme réussie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un système en évolution constante&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en France, l'école semble vouloir protéger les individus des menaces du monde, le système d’éducation américain a au contraire pour but de leur permettre de profiter des opportunités qu’il représente. La conception de l’éducation y est aussi plus optimiste : elle vise à donner à l’enfant les moyens de se développer au travers d’une expérience ou mieux, d’une expérimentation riche. D’où une orientation moins abstraite et plus pragmatique de savoirs qui doivent être utiles dans la vie des individus. D’où encore une plus grande propension à l’innovation quand celle-ci est d’abord perçue, en France, comme une menace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autant qu’au début des années 80, le système éducatif américain prenait conscience, à travers le rapport «Nation at Risk », qu’il était atteint de problèmes de fond : faiblesse du niveau, développement de la violence, inégalités marquées – problèmes qui se traduisirent par une mise en cause des enseignants. Ce moment a marqué le point de départ de nombreuses mesures correctives : création de niveaux de connaissance minimaux, réduction de la taille des établissements, privatisation d’écoles publiques, etc. Depuis une vingtaine d’années, le système éducatif américain se trouve ainsi en perpétuel mouvement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les différentes voies expérimentées, les politiques d’accountability, qui cherchent à rendre la communauté éducative davantage responsable des résultats des élèves, ont tenu une place de choix. Ces politiques reposent sur un ensemble d’éléments de référence : standards (objectifs à atteindre, en l’occurrence des compétences à acquérir), tests (vérification du degré d’atteinte des objectifs), résultats (qui font l’objet de publications locales très détaillées) et incitations (notamment au travers du système de notation, mais aussi d’aides ou de récompenses financières octroyées par les Etats). C’est à la fois dans ce cadre et dans cette dynamique qu’a pris place, en 2002, la loi « No Child Left Behind ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mécanique de la responsabilisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter tout d’abord que si cette loi est bien intervenue sous la présidence de George Bush, elle a fait l’objet d’un travail et d’un vote commun entre Républicains et Démocrates. Conçue pour les écoles recevant des fonds fédéraux consacrés à la lutte contre la pauvreté, elle a mis en place une forme d’éducation compensatoire qui constitue un peu l’équivalent des ZEP en France. En augmentant (de plus de 20%) les crédits aux écoles qui accueillent les enfants défavorisés, elle a obligé les Etats à améliorer la formation des enseignants, à créer des programmes d’apprentissage de la lecture aux parents, ainsi que des cours du soir et des écoles d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surtout, la responsabilisation des écoles dans les résultats des élèves est accentuée. Le système d’évaluation repose sur la mise en place de tests, dans chaque Etat, en particulier en mathématiques et en lecture – tests que les élèves passent entre les niveaux équivalents du CE2 et de la quatrième – et la publication, large et détaillée, des résultats. L’objectif est que tous les élèves aient atteint en 2014 un niveau satisfaisant dans les disciplines clés. Quand une absence de progrès est enregistrée d’une année sur l’autre, une aide supplémentaire est attribuée ; si cette contre-performance persiste une deuxième année, alors un plan d’amélioration est mis en place, et les parents obtiennent le droit de changer leur enfant d’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà, l’école doit mettre en place tout un dispositif de soutien, qui peut également impliquer des associations ou des entreprises privées. Si une situation d’échec est encore constatée au bout de la quatrième année, le personnel de l’école, le programme et l’organisation des études font l’objet d’une complète réorganisation. A la cinquième année, l’école concernée est directement prise en charge par l’Etat, première étape possible vers une disparition pure et simple de l’école si les résultats ne s’améliorent toujours pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à une telle mécanique, des critiques ont naturellement été formulées - elles connaissent d'ailleurs aujourd'hui un regain de vigueur à la faveur de la campagne présidentielle, notamment au sein du camp démocrate. Suffiraient-elles à avoir raison du projet ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Olivier Beaunay</name> <uri>http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Quand les retraites battent en retraite (2) : Comment on flingue une réforme</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/archive/2008/02/09/quand-les-retraites-battent-en-retraite-2-comment-on-plante.html" />  <id>tag:oliveretcompagnie.blogspirit.com,2008-02-09:1482426</id> <updated>2008-02-13T23:53:32+01:00</updated> <published>2008-02-13T23:53:32+01:00</published>   <category term="Institut Montaigne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Institut Montaigne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="réforme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="changement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Etats-Unis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Les think tanks dans l'arène 
 
Depuis les années 70, du fait des enjeux...</summary> <content type="html" xml:base="http://oliveretcompagnie.blogspirit.com/"> Les think tanks dans l'arène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 70, du fait des enjeux économiques et budgétaires considérables liés au système de retraites public, les think tanks militants (« advocacy tanks »), en particulier ceux d’obédience conservatrice tels que l’Heritage Foundation ou l’American Enterprise Institute, se sont toujours intéressés de près à la question des retraites, en tentant d’orienter le système vers une privatisation accrue (voir en particulier les analyses de D. Bélant). Plus précisément, après de nombreuses années de progression des pensions, c’est à partir des mesures d’urgence adoptées en 1977 pour faire face aux difficultés budgétaires posées par le régime général que le thème de la maîtrise des dépenses sociales est devenu un thème récurrent du débat politique américain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour favoriser des solutions amenant à une plus grande privatisation du système, ces thinks tanks se sont tout d’abord efforcés de remettre en cause la confiance de la population dans le système fédéral. Cette stratégie passait notamment par une large diffusion des notions de crise budgétaire et de risques de banqueroute. Elle s’appuyait sur des activités publiques classiques : organisation de colloques, publications d’articles ou d’éditoriaux dans la presse ou dans des supports propres notamment via internet, mais aussi témoignages d’experts devant les commissions spéciales et les comités législatifs du Congrès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre grand moyen d’intervention procédait de démarches plus informelles : rencontre avec des responsables politiques et administratifs, proposition d’experts pour des postes publics ou encore invitation à participer à des séminaires. Il s’agissait de contribuer très activement au processus d’inscription à l’agenda («agenda-setting ») à travers lequel un certain nombre de questions économiques et sociales s’invitent, puis finissent par s’imposer dans le débat public. Malgré cela, ces organisations n’avaient pu empêcher la réforme de 1983 permettant d’assurer la viabilité à long terme du régime général. Le parti démocrate restait fortement opposé à toute remise en cause du système et la population lui restait fortement attachée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains experts conservateurs avaient alors publiquement évoqué leur volonté d’aller plus loin dans la mise en œuvre d’une « stratégie léniniste » visant à saper la confiance du public dans ce qui apparaissait comme la « vache sacrée » du système de retraites. Différentes techniques de communication furent employées : publication de prévisions alarmistes, recours à des arguments moraux pour discréditer le régime général (liberté de choix, équité entre les générations) et promotion de solutions alternatives. Sur ce dernier point, on s’appuyait notamment sur des perspectives de rendement bien supérieures (quatre à cinq fois) qui découleraient du développement des fonds de pension, arguments qui s’appuyaient, de fait, sur les performances exceptionnelles des marchés boursiers depuis le début des années 90. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type d’arguments est fréquemment relayé par les médias américains. L’action des think tanks dans ce domaine passait aussi par la promotion d’expériences étrangères remarquables, comme la réforme des retraires réalisée au Chili en 1981 par José Pinera – qui sera d’ailleurs régulièrement invité devant les comités législatifs du Congrès pour évoquer une réforme « qui correspond parfaitement aux valeurs américaines ». Il faut d’ailleurs souligner que, dans son discours sur l’état de l’Union de 1999, le président Clinton avait également évoqué la possibilité d’investir une partie du fonds de réserve sur les marchés boursiers – idée qui, sans recourir à la privatisation, reprenait malgré tout à son compte l’idée d’une solution financière au problème des retraites passant par le marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette offensive conservatrice, les think tanks de gauche tels que l’Institute for America Future ou le Progressive Policy Institute se sont également organisés. Ils ont souligné les risques en termes d’insécurité des travailleurs et d’inégalités sociales qui résulteraient d’une remise en cause du système, en faisant valoir l’intérêt d’ajustements plus modestes. S’ils utilisent les mêmes procédés que leurs homologues conservateurs, les think tanks progressistes disposent toutefois de moyens généralement plus limités ; ils ont aussi été pénalisés ces dernières années par le renouveau des idées conservatrices. Les autres types de think tanks, universités sans étudiants et centres de recherche à contrat, se sont, pour leur part, efforcés de rester neutres dans ce débat, sans éviter toutefois des prises de position généralement hostiles à la privatisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand l’AARP sort l'artillerie lourde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste un think tank, puissant et redouté, au centre de ce débat : l’Association américaine des retraités (American Association of Retired Persons) – surnommée, entre autres, le « pouvoir gris ». Avec plus de 35 millions de membres, l’AARP passe pour le premier lobby du pays, régulièrement classé par le magazine Fortune dans son palmarès des « vingt-cinq groupes de pression qui comptent » à la première place aux côtés de la National Rifle Association (NRA). Or cette association représente 20 % de l’électorat, et un électorat qui fait un usage très actif de son droit de vote, pour mettre en œuvre son slogan : « The power to change society » (aujourd’hui devenu : « The power to make it better »). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’origine société d’assurances, l’AARP a peu à peu ajouté à ce rôle celui d’un groupe de pression très influent. Son président depuis 2001, Bill Novelli, est l’ex-publicitaire de Nixon et un ancien lobbyiste de l’indutrie pharmaceutique. L’AARP dispose d’un budget annuel de 800 millions de dollars et emploie 1800 salariés avec, au-delà du quartier des lobbies à Washington où elle a son siège, des relais dans tous les états de l’Union. Elle possède ses médias propres – magazine, émission de radio, site internet – qui lui permettent d’élargir son audience, y compris à destination de la communauté latino à laquelle elle consacre un titre spécifique. L’une de ses forces est, pour une cotisation modique de 12,5 dollars par an, de proposer à ses adhérents une large offre de réductions tarifaires notamment dans les activités de loisir, ainsi que toute une palette de services pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel est clairement le principal obstacle qui s’est dressé sur la route de George Bush lorsque celui-ci a voulu réformer les retraites en 2005. L’AARP dépensa alors 10 millions de dollars pour combattre un projet qu’elle estimait risqué et qui, selon elle, ne se justifiait pas – une légère augmentation des cotisations d’employeurs et de salariés permettant, selon ses propres estimations, d’assurer la viabilité du système pendant soixante-quinze ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Presse, télé, radio, conférences de presse : le « pouvoir gris » engagea une large campagne de publicité contre le projet avec des slogans du type : « A Wall Street, on parle de gagnants et de perdants. Voulez-vous que ce vocabulaire s’applique à vos pensions ? », qui firent mouche. Dans la pure tradition des think tanks, des notes alertaient également contre les risques liés à la privatisation en s’appuyant sur des analyses internationales (voir par exemple : « Social Security Privatization Around the World », AARP Public Policy Institute, Oct. 2005). Principal fait d’arme : les membres de l’association passèrent plus de 450 000 coups de téléphone hostiles aux élus en l’espace de quelques semaines. « Si vous pensez que les sociétés pétrolières gouvernent ce pays, que dire des retraités ? » s’était alors exclamé Scott Bleier sur la très conservatrice Fox TV.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bingo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Résultat ? Le projet de réforme initial n’aboutit finalement, un an plus tard, qu’à un texte de régulation visant à s’assurer que les entreprises respectent leurs engagements. Le « Pension Protection Act » les incite même à augmenter leurs contributions et les oblige à financer complètement la retraite de leurs salariés, sans garantie de l’Etat fédéral – en contrepartie de quoi les salariés se voient désormais dans l’obligation de cotiser aux comptes d’épargne abondés par l’entreprise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fût-elle préparée de longue date par les professionnels du débat public et portée par un incontestable volontarisme idéologique, une réforme qui ne trouverait, ni sa légitimité dans l’opinion, ni sa faisabilité avec l’opposition, n’aurait ainsi guère de chance d’aboutir, d'autant plus sur un sujet aussi sensible et face à un adversaire capable de déployer les mêmes moyens d’influence - et de se faire, au passage, aider par les stratèges de chez &lt;a href=&quot;http://www.luntz.com/news.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Luntz &amp; Maslansky&lt;/a&gt;. Est-ce d’ailleurs un hasard si les spécialistes du changement sont d’abord allés prendre leurs leçons chez ceux qui, en politique ou dans le monde syndical, faisaient profession de s’y opposer ? </content> </entry>  </feed>